La facture des travaux de la rivière Lorette grimpe à 118,6 M$
Les coûts des travaux visant à stabiliser les berges de la rivière Lorette, qui incluent notamment la construction d’un mur anticrue d’une longueur de 3,2 km, ont augmenté de 11,6 % au cours de la dernière année et avoisinent maintenant les 120 millions de dollars. La dernière estimation connue des coûts des interventions visant à prévenir les inondations comme celles survenues en 2005 et 2013 était de 106,2 millions. Lors du lancement des travaux de construction du mur anticrue, le 22 octobre dernier, la Ville de Québec et le gouvernement du Québec se référaient encore à ce montant. La rivière Lorette sort périodiquement de son lit. Sur la photo, un débordement survenu lors du week-end du 15 avril 2023. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada / Louis-Simon Lapointe Or, la mise à jour de la fiche du projet publiée dans le Programme décennal d’immobilisations 2025-2034 nous apprend que la facture s’élève désormais à 118,6 millions. Cela représente une hausse de 12,4 millions. La hausse des coûts a d’ailleurs forcé le Conseil d’agglomération de Québec, qui est composé d’élus municipaux des Villes de Québec, L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures, à adopter un règlement afin d’augmenter de 17 millions l’emprunt servant à financer les travaux. Sur les 118,6 millions nécessaires à la stabilisation des berges de la rivière Lorette, une somme de 55,97 millions est assumée par l’agglomération de Québec. La contribution de la Ville de Québec, qui est évaluée annuellement en fonction des quotes-parts applicables, représente approximativement 93,34 % de ce montant, soit environ 52,24 millions. Les 62,63 millions restants sont financés à l’aide de différents programmes gouvernementaux. À lui seul, le Programme de résilience et d’adaptation face aux inondations (PRAFI) du gouvernement du Québec contribue au projet à la hauteur de 49,38 millions. La rivière Lorette a connu deux inondations majeures au cours des vingt dernières années, l’une en 2005 (photo) et l’autre en 2013. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada À cela s’ajoutent les aides totalisant 13,25 millions allouées avant 2021 par les gouvernements provincial et fédéral. Ces sommes provenaient du Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU), du programme de la taxe sur l'essence et de la contribution du Québec (TECQ) et du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). Avec la collaboration de Louise Boisvert
L’augmentation est essentiellement due au coût de la soumission pour les travaux qui s’est avéré plus élevé que le montant estimé. De plus, la valeur du projet a été revue à la hausse suite à l’ajustement du concept lors de l’élaboration de l’ingénierie détaillée
, explique la Ville de Québec dans un courriel à Radio-Canada.Nouvel emprunt
Aide de Québec et Ottawa

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